Le chauffage en camping-car

Le chauffage est le poste qui sépare un véhicule utilisable trois mois par an d'un véhicule utilisable toute l'année. Deux familles d'installations existent, et le choix du combustible compte davantage que la marque.

Gaz ou gasoil

Le chauffage au gaz reste le plus répandu. Il puise dans les bouteilles du coffre, monte en température rapidement et se répare partout, y compris dans notre atelier. Sa limite est l'autonomie : en usage hivernal soutenu, une bouteille se vide en quelques jours, et il faut prévoir le remplacement.

Le chauffage au gasoil prélève directement dans le réservoir du véhicule. L'autonomie devient celle du plein, ce qui change tout pour de longs séjours au froid, au prix d'un appareil plus cher et d'un léger ronflement de la pompe doseuse.

En hiver, le propane est indispensable. Le butane cesse de se vaporiser dès que la température approche de zéro : la bouteille paraît pleine et l'appareil ne reçoit plus rien. Le propane tient très largement en dessous, et c'est la raison pour laquelle les bouteilles vertes accompagnent les départs à la montagne.

Air pulsé ou eau chaude

Les installations à air pulsé soufflent l'air chaud par des bouches réparties dans la cellule. Elles montent vite en température et conviennent aux étapes courtes.

Les installations à eau chaude font circuler un liquide dans des radiateurs, avec une chaleur plus douce et plus homogène, et fournissent en même temps l'eau sanitaire. Elles sont plus longues à monter en régime et se rencontrent surtout sur les véhicules intégraux.

L'humidité, le vrai sujet de l'hiver

Chauffer ne suffit pas : quatre personnes dégagent plusieurs litres de vapeur d'eau par nuit, auxquels s'ajoutent la cuisson et le séchage des vêtements. Sans renouvellement d'air, cette vapeur se condense sur les parois froides, et l'humidité s'installe dans les menuiseries.

Il faut donc ventiler malgré le froid, entrouvrir un lanterneau et aérer largement chaque matin. Nos conseils et démarches reprennent ce point parmi les préparatifs de départ.

Les aérations basses et les lanterneaux ne se bouchent jamais, même par grand froid. Ils assurent l'alimentation en air des appareils à combustion et l'évacuation des gaz brûlés. Les obstruer expose à une intoxication au monoxyde de carbone, un gaz sans odeur ni couleur.

Ces réflexes valent aussi pour la remise en route après l'hiver, détaillée dans notre checklist d'hivernage. L'état du circuit de gaz et le tirage des évacuations font partie des vérifications d'entretien courantes.

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